Pour une prise de notes + efficace

Bien que l’année scolaire touche à sa fin, je voulais ajouter un billet sur la prise de notes, un talent bien utile et pourtant souvent laissé en friche, autant par les étudiants que par les professionnels, dans un monde où la technologie semble capable de résoudre tous les problèmes.

La prise de notes est la première étape vers l’appropriation du savoir

college-students-taking-notes-classroomSelon une étude publiée dans la revue « Psychological Science » en avril 2014, la prise de notes à la main favorise la compréhension. Les chercheurs montrent aussi que les étudiants qui prennent leurs notes directement sur un ordinateur ont tendance à recopier textuellement et sont donc moins capables de reformuler les informations présentées.

Que vous soyez étudiant ou professionnel, la prise de notes est un outil indispensable. En effet, nous oublions jusqu’à 80 % de l’information que nous entendons ou lisons. Pour pallier ce défaut de mémorisation et afin de pouvoir restituer de façon objective et claire la pensée d’un conférencier, d’un enseignant ou d’un auteur, vous trouverez quelques principes de base pour une prise de notes efficace.

Prendre des notes, c’est avant tout retenir l’essentiel d’un cours ou d’un exposé

Que ce soit en vue de réaliser un compte-rendu ou un rapport, prendre des notes reste un exercice difficile, car il faut faire deux choses à la fois : écouter et écrire. En outre, il y a un gros décalage entre le débit oral moyen qui est de 150 mots à la minute et le rythme de la rédaction qui est de 27 mots à la minute.

Il ne s’agit donc pas de tout noter ni même de chercher à en noter le maximum, mais bien de ne saisir que l’essentiel. La prise de notes consiste d’abord en un travail de sélection et de synthèse du discours avant sa restitution sur le papier.

Votre prise de notes doit avoir deux objectifs :

  • Figer la pensée de l’auteur d’un discours ou d’un texte sur le papier, afin de pouvoir vous souvenir de ce contenu lors de la relecture de vos notes.
  • Isoler la substantifique moelle du discours afin de faciliter votre assimilation et votre mémorisation.

Voici 7 étapes clés pour une prise de notes efficace :

 1. Avant tout, être attentif et se mettre en mode « écoute »

Fermez votre cellulaire et oubliez les réseaux sociaux le temps de la rencontre. Choisissez votre place dans la salle pour bien voir, sans être distrait ni dérangé.

Rappelez-vous qu’il faut seulement prendre en notes les idées essentielles et laisser de côté les exemples, sauf s’ils sont susceptibles d’apporter un complément d’information. Donc, avant de commencer à noter quoi que ce soit, écoutez et assurez-vous que vous avez bien compris le contenu du message.

 2. Comprendre ce que l’on va prendre en note

Pour être efficace, la prise de notes suppose d’avoir été préparée. Pour cela, vous devriez vous informer au minimum de quoi il va être question.

Avant un cours, consultez le plan de cours et les lectures recommandées. Avant une réunion, récupérez l’ordre du jour et les compte-rendu des interventions précédentes. Avant une conférence, essayez de vous procurer le plan de l’intervention de l’orateur, renseignez-vous sur lui sur Internet. Vous identifierez des éléments en rapport avec le thème abordé. Vous vous familiariserez ainsi avec les sujets, le jargon, un style. Et votre compréhension en sera facilitée.

 3. Choisir l’outil qui vous convient

Pour être à l’aise durant la prise de notes, munissez-vous d’un petit cahier ou d’un bloc de papier pour éviter les feuilles volantes. Évitez les stylos de couleurs différentes, qui vous obligeraient à jongler durant la rédaction. Si vous maniez bien l’écriture numérique (tablette, smartphone ou PC), vérifiez que tout fonctionne, avec les logiciels adéquats.

4. Utiliser abréviations et symboles sans modération

Pour noter plus vite, il faut vous débarrasser de tout ce qui n’est pas indispensable à la compréhension. Autrement dit, à bas les articles et vive les verbes à l’infinitif! Ayez le plus souvent recours aux abréviations. N’essayez pas d’écrire les mots en entier, c’est une perte de temps. Vous pouvez par exemple décider d’écrire gvt pour gouvernement ou W pour travail. Utilisez des signes mathématiques (=, +, ≥… )

À chacun sa méthode, mais quand vous aurez choisi une abréviation, vous devrez vous y tenir, au risque de ne plus vous y retrouver quand vous relirez vos notes.

5. Rédiger avec la méthode linéaire

C’est la méthode la plus pratique si vous n’avez pu eu le temps de vous préparer :

  • Notez les idées dans le même ordre que celui de la présentation. Restez attentifs aux développements suivant les grands titres, ils résument souvent l’idée essentielle du développement à venir
  • Gardez une marge pour ajouter des remarques durant l’exposé, ce qui vous évitera de les gribouiller n’importe où. Notez les expressions et phrases clés répétées plusieurs fois, car elles marquent l’insistance sur une idée, sur un point phare de la présentation.
  • Décalez les titres et les sous-titres vers la droite selon leur niveau d’importance, pour visualiser en un coup d’œil le plan. Indiquez les informations à retenir par des flèches.

Si vous avez pris le temps de vous préparer soigneusement à la prise de notes, vous pouvez  choisir de rédiger selon la méthode non-linéaire, qui demande à la fois créativité et logique :

  • La carte mentale convient bien à ceux qui ont l’esprit de synthèse. Il s’agit de poser le sujet central au milieu de sa page puis de développer des branches au fur et à mesure de la discussion. L’avantage est de pouvoir se concentrer sur les idées exposées et non sur les termes prononcés.ec801f38094beb2833e56fb35c944e69.jpg
  • Faites des schémas et des tableaux pour une plus grande compréhension et une prise de notes plus rapide.

6. Écrire ce qui n’est pas mémorisable

Notez les noms, les dates, les valeurs numériques, quitte à faire répéter l’intervenant.

7. Relire et compléter vos notes dans les 24 h.

Passé ce délai, vous aurez déjà oublié 50 % de ce vous avez entendu. Pour compléter vos notes, ajoutez des liens logiques, mettez de la couleur, surlignez les points capitaux. N’attendez pas une semaine avant de vous relire, au risque de ne plus rien y comprendre.

Ce travail de relecture est essentiel, afin de pouvoir corriger et compléter vos notes tant que le contenu de la présentation est encore frais dans votre mémoire.

Derniers conseils

  • Soyez ouvert et objectif : Votre jugement personnel sur le sujet abordé ne devrait pas entrer en ligne de compte dans votre prise de notes.
  • Ne tentez pas de paraphraser : Il est plus facile et plus rapide de  reformuler avec vos propres mots. Vos notes iront ainsi directement à l’essentiel. C’est lors de la relecture finale que vous pourrez ajouter des notes et des commentaires.
  • Une bonne présentation est censée rappeler 3 fois les points importants : Vous devriez donc avoir la possibilité de compléter vos notes tout au long de la présentation, sur la base du plan annoncé en introduction, durant le développement des idées et à la conclusion. Posez des questions à la fin de la présentation, si vous avez besoin de compléter vos notes
  • L’orateur est votre ami : De nombreux indices vous permettront de cerner les idées essentielles qu’il veut vous transmettre. Son non-verbal (gestes, posture, ton de sa voix) indique souvent une notion importante. Un élément de la présentation peut aussi être souligné ou mis en évidence par de la couleur ou sa position.
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Non à la procrastination

2016 procrastination

Si vous êtes un procrastinateur éhonté, vous remettrez à plus tard la lecture de cet article, et vous aurez tort…

La procrastination est un cercle vicieux. Voici comment vous en sortir en sept étapes faciles et efficaces, pour commencer l’année 2016 avec de bonnes résolutions.

Apprenez à vous connaître

Êtes-vous plutôt Facebook ou YouTube? Vous prétendez-vous adepte du multitasking et à tout vouloir faire, vous ne terminez rien? Que faites-vous sur votre ordinateur, plutôt que de travailler?

Pour tout savoir, installez le logiciel DeskTime. Il est gratuit pour les usagers individuels et analyse en temps réel tout ce que vous faites sur votre ordinateur. Tout est consigné en trois catégories : les applications productives (Word, Excel, etc.), les applications neutres (vos courriels, Google) et les applications non productives.

DeskTime calcule ensuite le temps passé sur chaque type d’application, place le tout sur un graphique et vous indique un pourcentage d’efficacité quotidien.

Il peut être utile de le configurer les premiers jours (changer les catégories des différents sites et applications) pour que le calcul soit plus précis. Par la suite, consultez-le chaque jour et découvrez quelles sont les périodes de temps où vous n’êtes pas productif et quels sont les sites qui vous font perdre du temps.

Organisez votre espace de travail

Si vous avez tendance à procrastiner, toute excuse est bonne. Du coup, il est conseillé de n’avoir devant vous que les choses dont vous avez absolument besoin : un crayon, une feuille, un ordinateur. Ne gardez que le minimum. Rangez le reste derrière vous, à un endroit où vous ne le verrez pas et, surtout, mettez votre téléphone cellulaire à un endroit où vous ne l’entendrez pas non plus.

Si vous travaillez à la maison, ne vous mettez pas au travail en pyjama. Être habillé vous permet de vous mettre dans de meilleures conditions.

Planifiez vos journées

Puisque DeskTime vous indique les heures où vous êtes plus productif, prévoyez vos journées de travail en conséquence si vous le pouvez. L’idée est de vous mettre au travail tous les jours à heure fixe et de profiter au maximum de vos heures les plus productives.

Si vous n’êtes pas maître de votre horaire, tentez au moins de garder les tâches les plus exigeantes pour ces moments-là et fixez les réunions aux moments moins propices.

De la même manière, indiquez vos sorties et autres activités non professionnelles à votre agenda. Plus celui-ci sera plein, moins vous aurez l’impression de pouvoir vous permettre de procrastiner!

Éliminez toute distraction

Je le répète : rangez votre cellulaire à un endroit où vous ne l’entendrez pas. Fermez Outlook ou tout autre service de courriel et installez un logiciel (PC : http://getcoldturkey.com, Mac : http://selfcontrolapp.com) qui vous empêchera d’accéder à vos sites non productifs préférés (vous savez, ceux sur lesquels DeskTime indique que vous passez trop de temps?).

Ces logiciels sont d’une utilisation simplissime : vous entrez les sites auxquels vous ne voulez pas accéder ainsi que la durée de l’interdiction et voilà. Vous pouvez toujours vous servir d’Internet pour faire des recherches ou autre, mais les grugeurs de temps sont inaccessibles… si vous avez eu la volonté nécessaire pour les bloquer avant de commencer à travailler!

Découpez vos travaux à faire en petites tâches

Rien de plus décourageant qu’un gros travail puisqu’on se dit qu’on n’en verra jamais le bout. Par contre, votre gros travail peut sûrement se débiter en petites tranches bien plus accessibles.

Vous pouvez bien sûr faire votre répartition de tâches sur un bout de papier ou un fichier Word ou Excel, mais il y a mieux. Wunderlist est un logiciel gratuit qui s’installe sous Windows ou sous Mac, mais aussi sur un téléphone intelligent. Il s’agit d’une application qui gère des listes, que ce soit votre liste de choses à faire ou votre liste d’épicerie, toutes au même endroit, synchronisées entre vos différents appareils. Plus d’excuses, vous saurez toujours ce que vous aurez à faire et des rappels vous seront envoyés avant les échéances.

Wunderlist vous permet même de faire des listes à partager avec d’autres personnes, en cas de travail en équipe, par exemple.

Prévoyez des pauses

Personne ne peut travailler plus de deux heures d’affilée en restant concentré. Du coup, trouvez une durée qui vous convient et prévoyez des pauses après ce temps-là. Actuellement, la méthode Pomodoro a le vent dans les voiles. Elle prévoit des périodes de travail de 25 minutes suivies d’une pause de 5 ou 10 minutes (en alternance, 5 minutes après les périodes de travail impaires, 10 minutes après les périodes de travail paires).

Vous devriez trouver la motivation nécessaire pour travailler 25 minutes, non? En plus, si vos tâches sont bien planifiées, vous pourriez en ôter une de votre liste après chaque période de travail. Aussi, profitez de vos pauses pour faire un peu d’exercice (voir S’asseoir et mourir à petit feu : http://www.uhearst.ca/actualités/s’asseoir-et-mourir-à-petit-feu).

http://tomato-timer.com est une petite application web-based (donc sans installation) qui vous permet de lancer un minuteur de 25, 10 ou 5 minutes. Une sonnerie vous prévient quand le temps est écoulé. Vous pouvez donc vous concentrer sur autre chose que regarder l’heure!

Récompensez-vous

Toutes les études le disent : une fois votre objectif atteint (qu’il s’agisse de 25 minutes de travail ou d’une tâche à mener à bien), il faut vous récompenser. Il n’est pas ici question de vous offrir un voyage dans le Sud, mais de petites récompenses : lire un chapitre d’un bon livre, regarder un épisode d’une série télévisée, sortir marcher avec votre chien…

Ne soyez pas sévère avec vous-même : si votre objectif de temps est atteint sans procrastination, mais que votre tâche n’est pas terminée, vous méritez votre récompense.

De l’importance du bénévolat

solidarité

Dans une société où le temps est une denrée précieuse, la question du bénévolat prend une importance grandissante. En effet, pourquoi faire du bénévolat alors que nous avons déjà des horaires surchargés?

La réponse tient en 5 éléments :

  1. Donner de son temps est une question de valeurs. Si vous pensez qu’il est important d’aider son prochain, s’engager est une évidence qui devient aussi un point positif sur votre CV.
  2. Une étude réalisée en 2008 a démontré que les bénévoles sont globalement plus heureux. Un tel engagement donnerait un sens plus profond à la vie et causerait donc une plus grande satisfaction.
  3. Les travaux que vous réaliserez dans le cadre de votre bénévolat peuvent également être formateurs pour votre future carrière. Au minimum, vous devriez en retirer une certaine éthique de travail (comment travailler et se comporter au sein d’un groupe de professionnels), voire acquérir de nouvelles compétences.
  4. Les personnes que vous côtoierez peuvent, par la suite, devenir la base de votre réseau professionnel et vous recommander à des personnes de leur connaissance, voire vous proposer un emploi au sein de leur compagnie.
  5. Enfin, le dernier point et non le moindre est qu’un engagement bénévole peut vous permettre d’envisager différents plans de carrière. Quel que soit le métier que vous avez envie d’exercer, il y a sûrement un moyen de faire du bénévolat auprès des professionnels concernés, ce qui vous permettra d’avoir une bien meilleure idée de leur réalité.

Bref, il y a sûrement une cause qui vous touche… et une association qui sera bien contente que vous la contactiez, que vous ayez quelques heures à y consacrer de temps à autre ou que vous soyez prêt à vous engager à plus long terme.