Censure et traduction

Vous êtes-vous déjà demandé ce que la traduction vous cache? Dans le domaine audiovisuel, selon les époques, la réponse à cette question pourrait vous surprendre.

Ainsi, Jorge Diaz-Cintas a démontré, lors d’un colloque en Italie au mois de février 2016 (article non publié encore), que le film américain La comtesse aux pieds nus, réalisé en 1954 par Joseph L. Mankiewicz, a été amputé de près du quart de sa longueur lors de sa traduction pour diffusion en Espagne, en version doublée. Bien entendu, il faut tenir compte des considérations historiques, mais tout de même… Non seulement certaines scènes ont disparu, mais, en plus, le doublage modifie l’histoire.comtesse-pieds-nus-the-barefoot-contessa-jose-L-1

Au départ, le film relate l’histoire d’une danseuse espagnole qui devient une star du cinéma américain avant d’épouser un comte italien. Celui-ci est stérile mais, puisqu’il est le dernier de sa lignée, sa femme le trompe et tombe enceinte afin de pouvoir poursuivre la lignée. Elle avoue le tout à son mari, qui la tue, ainsi que son amant.

En version doublée, le film relate une histoire bien différente : toute mention d’adultère est effacée par la traduction et la fin est modifiée afin de mieux correspondre aux valeurs que la société espagnole tentait de projeter à l’époque.

Vous me direz que les temps ont changé. Peut-être. Si la censure est moins sournoise (sûrement grâce à la mondialisation des échanges, qui permet en tout temps l’accès aux versions originales), certains films demeurent censurés de nos jours; ils sont alors tout simplement interdits de diffusion dans certains pays.

Est-ce à dire que la traduction ne joue plus de rôle en matière de censure? Absolument pas. De nos jours, toute personne un peu curieuse peut encore trouver des exemples de censure par le biais de la traduction, qu’il s’agisse d’effacer des références malvenues dans la culture cible (comme cela a été le cas pour La comtesse aux pieds nus)… ou de gros mots.

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Par exemple, une étude rapide sur la traduction des 561 f*ck et dérivés dans le Loup de Wall Street démontre qu’un tiers des occurrences ont disparu dans la version française. Il en résulte que le film traduit est, d’une part, plus poli que l’original mais aussi que la valeur narrative des gros mots est occultée. En somme, en censurant quelque chose d’aussi simple que les gros mots, la réception du film par le public est modifiée puisque la perception que le spectateur a d’un personnage dépend aussi, en partie du moins, de son choix de vocabulaire.

Si l’anglais est, de nos jours, une langue parlée par de nombreux spectateurs et que ceux-ci peuvent, s’ils choisissent une version sous-titrée plutôt que doublée, avoir accès aux dialogues originaux, il n’en demeure pas moins qu’une partie de l’œuvre originale disparaît de temps à autre en traduction.

Alors, la prochaine fois que vous regarderez une série télévisée ou un film, vous demanderez-vous ce qu’on vous cache?

 

 

L’adaptation pour le Québec des romans de Kathy Reichs (2/2)

Partie 2 – Les différences culturelles

Dans le billet précédent, nous avons vu que les différences lexicales ne justifiaient pas à elles seules une adaptation spécifique pour le Québec. Et je dois vous dire que lorsque j’en suis arrivée à cette étape dans l’étude du corpus, j’étais un peu découragée. Est-ce que j’avais entrepris cette recherche en vain?

Mais il me restait à traiter l’aspect des différences culturelles entre les deux versions (française et québécoise), et je me suis attelée à la tâche. [spoiler alert – j’ai fini par trouver quelque chose d’intéressant!]

 

Les différences culturelles

Pour commencer, notons, même si cela semble anecdotique, que les toponymes ont été corrigés. Il faut mentionner le travail de recherche pour l’adaptation québécoise.

La rivière Ottawa redevient la rivière des Outaouais, l’autoroute 40 ne longe plus la rivière mais bien le fleuve, les municipalités ne sont pas qualifiées de villes, etc.  De plus, toute mention d’Indiens ou d’aborigènes a été retirée au bénéfice d’Amérindiens.

S’il peut s’agir de détails aux yeux de certains, ce sont assurément des points importants pour tout Québécois… ou toute personne ayant vécu quelques temps à Montréal.

Parmi les différences attendues, le vocabulaire culinaire est bien représenté (chewing-gum / gomme, beignet / beigne, lunch / dîner / souper / déjeuner, Coca-Cola Light / Coke Diète, tartes, biscuits, gâteaux ne désignent pas les mêmes choses) de même que le vocabulaire vestimentaire (baskets / espadrilles, bonnet / tuque, costume / complet, vêtements / habits, jean / jeans).

Dans la même veine, on constate que le vocabulaire scolaire (licence, terminale) a été remplacé par des appellations génériques. Seul lycée a été remplacé par polyvalente et une note de 8/20 est redevenue C moins.

En toute logique, on constate que les notes de bas de page (une dizaine par roman dans la version française, qui explicitent certaines références culturelles à des séries télévisées, des chansons ou des personnages célèbres, comme Abbott et Costello) ont été supprimées.

Les références ont été réintégrées ou corrigées.

Ainsi « Walmart clothes. Wall Street do » traduit dans la version française par « Des fringues merdiques et une coiffure Wall Street » devient dans la version québécoise  « Des vêtements Walmart et une coiffure Wall Street», ce qui est d’autant plus approprié que cela garde la sonorité de la version originale. Cette situation s’explique par le fait que les magasins Walmart sont connus au Québec, mais inexistants en France.

Autre exemple : « Ils ont fermé l’aéroport » redevient « Ils sont fermé O’Hare » puisque le nom de l’aéroport de Chicago est suffisamment connu pour tout lecteur d’Amérique du Nord.

« Les Blackhawks ne disputent pas de matchs importants? » devient « Est-ce que les Blackhawks vont faire les séries? » dans la version québécoise, ce qui est bien plus naturel.

Certaines expressions anglaises ont été laissées tel quel, ce qui donne d’ailleurs une certaine crédibilité au personnage (anglophone) tout comme les expressions québécoises donnent une touche de couleur locale dans la version originale.

 « Holy Shit » est conservé en anglais dans version québécoise, de façon bien plus naturelle que sa traduction française en « sainte merde ». De même pour « Yes, sir », dont la traduction « Oui, monsieur » paraîtrait bien fade ou déplacée.

Enfin, certaines choses se passant d’explications ont été raccourcies.

« C’est un ostie de crosseur. The guy’s a flaming asshole. Roughly translated » (dans la version originale, français inclus) devient dans la version française « Ce type est un ostie de crosseur. En français courant : un con fini » tandis dans la version québécoise a été tout simplement abrégée en « Ce type est un ostie de crosseur ».

  

En conclusion

Le travail d’adaptation de la version québécoise a été particulièrement bien réussi et les différences culturelles, qui sont d’autant plus visibles dans ces deux romans à saveur québécoise, permettent à elles seules de justifier cette révision avant publication pour l’Amérique du Nord.

Par contre, on peut se demander comment la version française a été perçue et quelle image le public français se fait du Québec en lisant ces traductions dont toutes les particularités culturelles sont effacées et qui contiennent, de plus, certaines erreurs factuelles.

À mon humble avis, dans une optique de restituer au mieux le texte original, il faudrait d’abord faire traduire les romans au Québec puis les faire réviser en France avant publication. Au moins, l’image du Québec ne serait pas trompeuse et il ne resterait qu’à effacer les quelques différences lexicales.

Pour aller encore plus loin

Je souhaite soulever ici deux questions qui s’adressent aussi bien aux traducteurs et étudiants qu’aux simples lecteurs et amoureux de la langue :

  • Faut-il considérer que ces différences lexicales et culturelles ne sont que des détails secondaires et qu’il est plus important de restituer l’histoire?
  • Ne devrait-on pas traduire avec le double objectif de distraire et d’instruire les lecteurs, ce qui serait possible simplement à l’aide de quelques vérifications qui ne sont pas si longues à faire avec Internet?

L’adaptation pour le Québec des romans de Kathy Reichs (1/2)

Partie 1 – Les différences lexicales 

Quand j’ai commencé à regarder la série télévisée Bones en 2005, je me suis aussi plongée dans la lecture des nombreux romans qui l’ont inspirée. Comme je lis en grande majorité les romans dans le texte original anglais, c’est par hasard que j’ai découvert qu’il existait une adaptation spécifique au Québec, en cherchant des textes pour des cours de traduction.

Ça faisait quelques années que je souhaitais étudier cette adaptation plus en profondeur. C’est maintenant chose faite. Et je vous livre quelques-unes de mes découvertes dans ce billet.

 Je tiens à remercier les éditions Robert Laffont, qui ont répondu patiemment à mes nombreuses questions et sans qui mon étude n’aurait pas pu être aussi complète.

Petit rappel sur l’auteur et son univers : Kathy Reichs est une auteure américaine de romans policiers. La série Temperance Brennan, sur laquelle porte l’étude, comprend actuellement 18 romans, écrits depuis 1997. Ces romans ont inspiré la série télévisée Bones, diffusée depuis 2005.

L’héroïne des romans, comme l’auteure, est une anthropologue judiciaire qui assiste les polices américaine (en Caroline du Nord) et québécoise. L’autre personnage important des romans est le lieutenant-détective Andrew Ryan, de la Sûreté du Québec. Il est né en Nouvelle-Écosse et accompagne souvent l’héroïne dans ses enquêtes. Autant dire que l’auteure, comme tous ses personnages, est bilingue.

 Mon étude porte spécifiquement sur deux romans, Bones to ashes (2007) et 206 bones (2009), puisqu’ils se déroulent en partie au Québec. Ces romans ont été traduits en France pour les Éditions Robert Laffont par Viviane Mikhalkov puis confiés à une traductrice québécoise, Anne-Marie Théoret, pour révision et publication sous un titre différent. Ainsi, le roman Bones to Ashes répond aux titres Meurtres en Acadie (France) ou Terreur à Tracadie (Québec), tandis que 206 bones devient Autopsies (France) ou L’Os manquant (Québec).

  

Quelques observations générales

 Les romans contiennent entre 10 000 et 11 000 phrases et 1 % d’entre elles contiennent des expressions françaises dans la version originale. En moyenne, sans compter les différences de ponctuation, de majuscules ou d’abréviations, 6 000 modifications ont été faites dans chacun des livres avant leur nouvelle publication au Québec et la révision est visiblement bilingue puisque les ajouts de la traductrice française sont retirés (ce qui représente tout de même 1 000 mots de moins, soit 1 %).

 Par exemple : « Does that building get bigger from bottom to top? » a été traduit en France par « Est-ce que je suis miro ou est-ce que ce bâtiment est plus large en haut qu’en bas? » et la révision québécoise indique simplement « est-ce que ce bâtiment est plus large en haut qu’en bas? »

Concernant la ponctuation de la version québécoise, il est étonnant de constater qu’elle respecte les espacements français (espace avant les signes de ponctuation double) plutôt que ceux recommandés par le Guide du rédacteur. Par ailleurs, la ponctuation a été modifiée afin d’être plus naturelle (suppression de la moitié des points d’exclamation et du tiers des points-virgules), ce qui résulte en un nombre de phrases différent d’une version à l’autre.

Au niveau des autres changements généraux, on note que les majuscules ont été modifiées conformément aux recommandations du Guide du rédacteur,

Les majuscules sont rectifiées sur des appellations génériques comme université ou musée, mais aussi sur certains noms de lieux (rivière aux Serpents) ou sur des marques (Jeep et Mini Cooper). Cinquante-cinq mots sont concernés.

 les noms propres ont été corrigés,

L’ex-mari de l’héroïne devient Peter au lieu de Pete dans la version française; un édifice reprend son nom de Wilfrid-Derome (et non Wilfred-Derome); un technicien (personnage certes peu important) reprend son nom de Sylvain (plutôt qu’André dans la version française), etc. De manière moins anecdotique, les noms de Jimi Hendrix et de Brooke Shields sont rectifiés. Vingt-huit noms propres sont concernés.

toutes les expressions québécoises sont identifiées comme telles dans la version québécoise et leur orthographe a été adaptée.

La version française indique tabernac, tabernacle, tabernouche, mosses plutôt que tabarnac, tabarnouche et môsusse.

Pour terminer, les quelques erreurs d’orthographe, de grammaire et les mots manquants de la version française ont été corrigés, mais un petit nombre a aussi été ajouté (participes passés de verbes pronominaux, confusion tache/tâche).

  

Les différences lexicales 

On observe que la version québécoise est légèrement plus pauvre en vocabulaire puisqu’elle contient 227 lexèmes de moins (ce qui représente moins de 1 %). Ceci dit, cela découle du retrait des expressions argotiques de la version française, qui n’ont pas vraiment lieu d’être étant donné le registre observé par l’auteure.

Sur les 574 mots de la version française absents de la version québécoise, 25 % sont de l’argot, 5 % sont des anglicismes et 5 % supplémentaires représentent des oppositions connues France/Québec. Sur les 388 mots de la version québécoise absents de la version française, 12 % sont des anglicismes, 7 % représentent des oppositions connues France/Québec et 6 % seulement sont des québécismes. En somme, 75 % des mots différents sont pourtant des mots de la langue française courante des deux côtés de l’Atlantique et correspondent donc plus à des préférences personnelles qu’à un réel besoin linguistique.

Parmi les différences attendues, citons notamment celles-ci (respectivement dans la version française / dans la version québécoise) :

portable / cellulaire ; parking / stationnement ; pote / copain, type, mec  ; gus / gars ; flic / un policier, une police.

Quelques différences surprenantes ont été relevées (mamie / grand-mère, bus / autobus, idem / même chose, canapé / divan, brun / marron) ainsi que quelques différences orthographiques (cuiller / cuillère, clef / clé, une / un parka, un / une après-midi, salle de bains / salle de bain), alors que tous ces termes auraient eu leur place dans la version québécoise.

Ainsi, sur la totalité des romans, seuls 4 % des termes utilisés sont de vraies différences lexicales, ce qui est loin du 15 % observé par Marie-Éva de Villers en 2005[1], mais il faut dire que son corpus était composé de journaux et que l’actualité a tendance à traiter de phénomènes propres (vidanges, banc de neige, acériculture, cégeps, etc.).

Ceci étant dit, les différences lexicales ne semblent permettre à elles seules de justifier la publication différente pour le Québec.

 


 

[1]    De Villers, Marie-Eva, 2005. Le vif désir de durer : Illustration de la norme réelle du français québécois. Montréal : Québec Amérique.

AIDE-MÉMOIRE POUR UNE TRADUCTION

Avant de traduire :

☐ Demander au client des précisions complémentaires (utilisation du texte, public ciblé, nouvelle ou ancienne orthographe, conversion des mesures et devises, ponctuation canadienne ou européenne[1], etc.), avant de négocier le tarif et les délais.

☐ S’assurer de comprendre le sujet du texte ou faire des recherches (encyclopédie).

☐ Lire le texte intégralement.

Au fil de la lecture :

☐  Identifier les unités de sens, les anaphores et les charnières.

☐ Souligner les mots inconnus.

☐ Faire ressortir la cohérence, la logique qui se dégage.

☐ Repérer les phrases complexes sur le plan syntaxique.

☐ Porter attention au style général (longueur de phrases, répétitions) et aux temps de verbe.

☐ Relever les allusions culturelles (sont-elles connues des francophones? faudra-t-il les remplacer?).

☐ S’assurer d’avoir compris le propos du texte (voir Annexe).

☐ Si nécessaire, faire des recherches complémentaires sur le sujet traité.

☐ Faire les recherches terminologiques appropriées.

☐ Penser à vérifier l’orthographe des noms propres étrangers, qui diffère souvent

☐ Mettre à jour vos favoris Internet avec les nouveaux liens fiables et pertinents.

☐ Préparer la mise en page (marges, police, espacement des lignes et des paragraphes, etc.).

☐ Sauvegarder votre document sous un nom et dans un dossier adéquats.

 

Au cours de la traduction :

☐  Il est important de douter de sa compréhension du texte et de s’attarder sur les passages qui semblent ambigus.

☐ S’adresser au public cible, tel que défini avec le client (destination du texte).

☐ S’assurer de respecter le niveau de langue, la variété et le ton appropriés.

☐ Éviter les ajouts (explicitations).

☐ Ne pas respecter aveuglément la ponctuation originale ou le formatage du texte (italique, guillemets, majuscules).

☐ Idéalement, faire un premier jet d’un seul trait (sans s’arrêter) puis retravailler phrase par phrase en comparant la VO et la traduction.

☐ Faire attention aux temps de verbe utilisés (logique temporelle) et à la concordance des temps.

☐ Éviter les redondances et répétitions.

☐  S’assurer de la clarté et de l’idiomaticité des formulations.

Après la traduction :

☐  Passer un correcteur orthographique (Antidote).

☐  S’assurer que les espaces insécables aient été mises (entre les nom et prénom, dans les chiffres, entre le jour et le mois et l’année, etc.) (Antidote)

☐  Remplacer tous les traits d’union par des traits d’union insécables (CTRL ou CMD + MAJ + trait d’union)

☐  Relire le texte deux fois : la première (révision unilingue) pour s’assurer du contenu, de la langue, du style et de la présentation, la seconde (révision bilingue) pour le transfert

☐  S’assurer de l’uniformité terminologique (ne pas avoir multiplié les synonymes au point que le propos manque de clarté; dans les énumérations ou les titres, n’avoir que des noms ou que des verbes mais pas un mélange des deux; avoir toutes les mesures et devises dans la même unité; etc.)

☐  Vérifier l’exactitude des éléments factuels (hauteur des bâtiments, dates d’événements historiques, etc.)

☐  Si des modifications ont été apportées, repasser le correcteur orthographique.

☐  Faire une dernière lecture du texte imprimé.

 

Annexe[2]

Si vous avez bien lu le texte, vous devriez être en mesure de répondre aux questions suivantes :

Qui?

☐ Qui est l’auteur du texte? Que sait-on de lui? Quelle est sa position sur le sujet abordé?

☐ De quel type de texte s’agit-il? (Journalistique, scientifique, éditorial, etc.)

Quoi?

☐ Quel est le sujet du texte? Que nous apprend le texte?

☐  Quelles sont les idées principales du texte?

☐ Quel est le public visé par le texte? (Variété de français, utilisation d’un jargon, etc.)

☐  Quelle est la destination du texte? (Site Internet, publication, etc.)

☐ Quel est l’objectif de l’auteur et comment s’y prend-il pour y arriver?

Comment?

☐ Quelle est l’intention du texte? (Information, propagande, etc.)

☐ Quelle est la structure du texte (logique interne, temps de verbe, étapes du raisonnement)?

Où?

☐ Où se déroulent les faits pertinents?

☐ Où le texte a-t-il été écrit?

Quand?

☐ Quand se déroulent les faits pertinents? S’agit-il d’une époque particulière?

☐ Quand le texte a-t-il été écrit : au même moment (à chaud) ou plus tard (recul)?

Pourquoi?

☐ Pourquoi les faits pertinents ont-ils eu lieu?

☐ Quels sont les faits, les causes et les conséquences?

 

 

[1]    Au Canada, les signes de ponctuation double ne sont pas précédés d’une espace insécable, sauf le deux-points. En Europe, les signes de ponctuation double sont précédés d’une espace insécable (incluant le point-virgule). Si votre variété de langue est bien choisie (Outils/Langue), Word placera les espaces correctement et Antidote repèrera toute erreur.

[2]    Cette méthode a été adaptée du document Méthodologie au collège du CNED.